HOGAN

Hogan n’était, à l’origine, qu’un nom.
Un personnage éphémère parmi d’autres, cité presque par hasard dans une œuvre inachevée. Pendant plus d’un an, il est resté à l’état de possibilité, sans rôle central, sans intention particulière.

Puis il s’est imposé.
Sans plan, sans calcul, sans stratégie.
Un véritable forçage organique, difficile à expliquer autrement. Hogan a fini par devenir la clé qui a ouvert la porte de la publication.

Ce n’est pas un héros au sens classique.
À travers lui, une conviction s’impose pourtant : un monde sans justice ne mérite pas d’exister. Mais cette justice n’est jamais simple, ni univoque. La vérité, dans l’univers de Hogan, possède plusieurs visages, et chaque pas vers elle a un coût.

Lire Hogan, ce n’est pas chercher le confort.
C’est accepter de réfléchir, même brièvement. D’habiter un espace où les certitudes vacillent, où les lignes morales ne sont jamais parfaitement droites.

Hogan marque un départ.
Une passerelle vers un univers plus vaste, encore en construction, où les récits se répondent parfois, s’ignorent souvent, mais reviennent toujours à la même question fondamentale : que vaut la justice lorsqu’elle est mise à l’épreuve ?